260 emplois en péril
Le site de Val-de-Reuil pourrait fermer à la fin de l'année (Paris-Normandie)

Les 259 salariés du groupe Tyco Electronics, basé sur le site de Val-de-Reuil, sont encore sous le choc. Dans quelques mois, peut-être même d'ici à la fin de l'année, leur usine risque de fermer. C'est l'annonce faite lors du comité européen qui s'est réuni à Bruxelles mercredi et relayée par le directeur du site rolivalois à son personnel, hier.
Le groupe américain Tyco Electronics veut restructurer ses activités européennes liées à l'industrie automobile et entend fermer une usine en Espagne et deux en France : Val-de-Reuil et Chapareillan, dans l'Isère (228 salariés). Trente-trois postes tertiaires, à Pontoise, liés à l'activité industrielle sont également menacés. Au total, ce sont quelque 622 emplois qui devraient être supprimés en France, en comptant les contrats temporaires.

L'Europe de l'Est privilégiée
Le site de Val-de-Reuil fabrique des composants électroniques pour l'automobile. Ses clients sont principalement les sous-traitants de rang un des constructeurs automobiles. « Le groupe veut réduire sa couverture industrielle en Europe de l'Ouest pour l'étendre en Europe de l'Est. La production serait donc en partie recentrée sur la Belgique, l'Allemagne et l'Italie, mais serait surtout délocalisée en Hongrie et en Tchéquie où le groupe possède déjà des sites de production », indique Jean-Yves Saussaye, représentant CGT sur le site rolivalois.
De son côté Philippe Clabé, directeur général France, évoque des « raisons de sauvegarde de la productivité dans tous les secteurs d'activités de Tyco » pour justifier ces fermetures d'usine, mais précise que le « projet sera soumis aux représentants du personnel ».
La date du mardi 16 septembre est évoquée pour la réunion du comité central, à Pontoise.
D'ici là, les représentants syndicaux restent vigilants. « Les constructeurs automobiles ont délocalisé en Europe de l'Est, puis les sous-traitants de rang 1. Maintenant c'est notre tour. Mais avec notre fermeture, ce sont de nombreuses entreprises locales qui sont désormais en péril, dénoncent-ils. Nous allons tout faire pour combattre ce plan de restructuration. » Ils veulent également rencontrer le député François Loncle et le maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet, pour s'assurer de leur soutien.
B. R.

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